Il sera amarré jusqu'au 6 janvier 2016 pour une présentation au public, toujours nombreux en ces occasions et présentera 4 jours de porte-ouverte.
Toujours présent lors de l'arrivée d'un bâteau spécial dans le port, je me renseigne sur internet de cet évènement et je m'inscris pour la visite.
Le 2 janvier, premier jour de la visite, j'enfourche mon vélo et je file tôt le matin pour être certain d'être dans les premiers à entrer. Il ne me faudra que 40 minutes pour y arriver (faut dire qu'un fort vent "brésilien" me pousse allègrement). Ce ne sera certainement plus la même chanson pour le retour.
Bon, je ne suis pas dans les premiers...je suis le premier! Je me renseigne sur l'emplacement exact de l'entrée et si tout est en ordre.
Pour l'entrée, tout est en ordre, comme d'habitude, la police militaire et civile sont bien en place, pour la deuxième question, déjà un petit trémolo...on a pris un peu de retard! Aye,aye,aye!
Ouverture prévue à 10h00.
Ouverture de la barrière à 09h30.
S'il y a du retard, faudra, comme d'habitude, s'habituer à l'heure "exacte" argentine.
Tout est question d'habitude. Et à chaque fois, mon esprit belge se fait avoir!
Comme dirait l'argentin: "Que verguenza!".
Bah, on est vieux, on a le temps, on patientera.
A 10h10, la barrière s'ouvre et deux groupes sont formés: d'un côté les partenaires ou "socios" de l'autre les visiteurs.
Arrivés à la table d'inscription informatisée, nous sommes tous inscrits et on nous forme en groupe de 30 pour l'entrée sur le bâteau où nous recevrouns des explications sur celui-ci, son fonctionnement et son but.
Les membres "Greenpaece" sont en place pour nous donner de plus amples informations sur: "SALVEMOS LOS BOSQUES", Sauvez les forêts.
Vaste problème, ici en Argentine, car les coupes sauvages de notre forêt argentine se font à outrance, sans s'occuper de la faune ni de la flore. Extermination de ceux-ci et naturellement des peuples qui y vivent.
La revue mensuelle "DIAL", écrivait ceci:
Les populations indiennes sont les plus touchées par l’émergence des maladies
Le déplacement de la frontière agropastorale dans le nord du pays (qui implique la déforestation de milliers d’hectares) et l’élévation de la température moyenne doivent être comptés, en Argentine, parmi les causes de l’apparition de nouvelles maladies et le retour de maladies qui avaient été éradiquées.
Aux modifications de l’environnement qui favorisent la prolifération des vecteurs –moustiques, souris – et leur contact avec les humains, s’ajoutent des indices de pauvreté élevés (en particulier dans les régions septentrionales) et les déficiences du système de santé publique. Les populations indiennes font partie des secteurs les plus vulnérables.
Organisation Internationale du Travail.
La convention n°169 de l’OIT, ratifiée en 1992 en Argentine mais enregistrée à Genève seulement 9 ans plus tard, le 3 juillet 2001, dit explicitement dans l’article n°13 que « les gouvernements doivent respecter l’importance spéciale que revêt pour la culture et les valeurs spirituelles des peuples intéressés la relation qu’ils entretiennent avec les terres ou territoires qu’ils occupent ». Et l’article 14 indique que « les droits de propriété et de possession sur les terres qu’ils occupent traditionnellement doivent être reconnus aux peuples intéressés. En outre des mesures doivent être prises dans les cas appropriés pour sauvegarder le droit des peuples intéressés d’utiliser les terres non exclusivement occupées par eux, mais auxquels ils ont traditionnellement accès pour leurs activités traditionnelles et de subsistance ». Cette convention est le cheval de bataille de la majeure partie des communautés indiennes qui se forment actuellement.
Les guaranis sont théoriquement des citoyens comme les autres, comme en témoigne cette carte d'électrice, ils ont néanmoins été expulsés de leurs terres par les planteurs de soja et de canne à sucre
Ce petit aperçu d'explications (tirées d'internet), nous donnent une toute petite idée du problème de déforestation. Ici, je ne parle que d'être HUMAIN (SER HUMANO); mais il y a aussi la faune et la flor.
Et voilà, toute cette organisation est en place et va nous recevoir à bord avec une amabilité bien argentine.
Après cette demi-heure passée à bord avec une multitude de renseignements divers, voici les shémas du navire (informations Greenpaece) pour les amateurs de navigation.
Boat deck
- Pont de commandement / bridge
- Pont de commandement / bridge
Second pont
- Cuisine et cabine du cuisinier
- Salle à manger (messroom)
- Cabines de l'équipage
- Cuisine et cabine du cuisinier
- Salle à manger (messroom)
- Cabines de l'équipage
Tank Top
- Où nous trouvons la salle des machines (moteur du bateau), là, nous trouvont les réservoirs de diesel et de l'eau, la salle des machines, usine de traitement de l'eau et de l'entrepôt de la nourriture non périssable. La fonction spécifique de cet espace est le stockage du carburant qui contribue à propulser le bateau; l'eau, essentielle pour les utilisations courantes, également utilisé pour stabiliser le navire.
- Hélices . L'hélice sert à propulser le bateau.
Tween deck
- Quartier des mécaniciens (la salle de contrôle du moteur), des commandes électroniques pour l'exploitation des machines, de diagnostic et d'autres composants. Une zone exclusive pour les mécaniciens
- Quartier du soudeur.
- Porte du pilote par laquelle il est accessible par bateau ou en port. armoires de peinture, pinceaux et solvants d'usage quotidien pour les réparations.
- Armoires pour vêtements thermiques pour l'équipage et les autres, compresseur, le stockage pour les peintures et les solvants. Aussi pour manœuvres d'accostage, où les lignes d'amarrage sont organisées et soumises à des dispositifs fixes.
- Douches, salles de bain, cabines.
Voilà ma visite est finie; je reste un peu sur ma fin car j'aurais aimé voir les moteurs et la salle de la machine, mais bon! On ne se refait pas!
Plus qu'à enfourcher ma "bécane" pour rentrer chez moi et affronter ces rafales de vent.



















